Wan, la ville du ciel...Din, la ville de la terre... Quel camp choisirez-vous?

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 On n'est jamais vraiment seul [Eléonora et Nameless]

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Mitsuko Kokia

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MessageSujet: On n'est jamais vraiment seul [Eléonora et Nameless]   Dim 16 Mar - 16:16

J'avais quitté il y a peu le refuge de Gabriel, le médecin qui m'avait secourue alors que j'avais été passée à tabac. Il ne m'avait pas jetée à la rue mais j'avais assez abusé de son hospitalité et puis j'espérai secrètement retrouver Bakura. Lui était assez fort pour m'aider à passer cette mauvaise passe. Et puis je ne pouvais vivre toute ma vie cachée même si c'était tentant...

J'avais peur, je ne savais pas trop où me diriger mais j'avançais coûte que coûte. Il ne fallait pas rester inactive surtout lorsque l'on est dans mon état. Ma jambe était dans un plâtre improvisé, chaque respiration me faisait mal à cause de mes côtes renfoncées et je me sentais faible. Cela faisait deux heures que je bougeais sans cesse et je commençais à avoir faim. Malheureusement il n'y avait rien en vue de ce côté là. Ah Bakura, si seulement cet idiot avait pu être là pour moi, il aurait déjà attrapé de quoi manger pour deux et m'aurai appris comment me défendre. J'en étais toujours incapable à l'heure actuelle.

Mon regard inquiet se posa sur le lieu dans lequel j'évoluais avec maladresse. Je n'étais jamais venue ici avant. Il y avait de vieux trains, la plupart des gens dormaient et d'autres... S'occupaient visiblement bien à en croire les gémissements. Je me dépêchais de me rendre un peu à l'écart de cette partie et me retrouvais visiblement dans un secteur déserté. Un wagon attira mon attention : il y avait de quoi s’asseoir un peu plus confortablement qu'à même le sol et puis cela faisait presque officie de petite maison. A la manière dont je traînais ma jambe, une petite pause s'imposait.

Je m'écroulais sur la banquette dure et laissais ma tête tomber en arrière en soupirant. Je voulus dire "misère" mais aucun son de sortit de ma bouche, une fois encore. Ma guérison serait lente, si jamais j'arrivais à survivre jusque-là. Est-ce que ma voix reviendrait seulement après que mes blessures corporelles se soient dissipées ? Mes pensées se stoppèrent lorsque j'entendis un bruit de pas. Cela me saisit tellement que j'en tomba à la renverse. Je restais un instant cachée derrière la banquette, ne laissant que dépasser le haut de mon visage pour voir qui approchait. Mon cœur s'emballait et mon esprit mit de côté la douleur atroce que je ressentais à cause de cette mauvaise chute. J'avais tellement peur... Si la personne était armée je n'avais aucun espoir de survie. Je priais pour que ce ne fut qu'un rat ou un chat errant qui passait par là. Oh je regrettais mon choix précédent. J'aurai dû rester chez ce monsieur Gabriel jusqu'à la fin de ma vie, au moins aurais-je été en sécurité.

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Eléonora Farron Lightning

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MessageSujet: Re: On n'est jamais vraiment seul [Eléonora et Nameless]   Mar 18 Mar - 17:56

Sortir enfin des tunnels interminables me fit le plus grand bien. La lumière du jour ma fait légèrement cligné des yeux, à plusieurs reprises, mais le temps d'adaptation fut moins longue que si j'étais à Wan.

Wan... le souvenir de ce royaume plein de richesse m'était aujourd'hui devenu trouble. Combien de temps c'était-il passé depuis l'explosions ? Et que c'était-il réellement passer ? Je pense que je ne le saurai jamais. Ici à DIN, je n'étais rien de plus qu'une personne perdu, il valait mieux oublier mon passé à Wan. Je ne reverrai plus jamais Shawn. J'aurais aimé pouvoir le revoir une dernière fois, lui dire que même si je n'étais pas là, il devait continuer à persévérer et pouvoir lui dire à quel point il me manque...j'aurais voulu lui dire encore un tas de chose mais je ne pourrais pas... Même pas un au revoir. Mes larmes me monter aux yeux, mais je dois rester forte, ne serait ce que pour survivre dans ce nouveau monde hostile.

Je commence par regarder dans quel état j'étais et surtout si j'étais capable de bouger. Mes côtes me faisait mal, la peau synthétique de mon bras mécanique c'était à moitié enlever, des éraflures et griffures sur mes jambes mais jusqu'ici, rien de vraiment grave. Ma tête tambourinée légèrement, mais avec le temps cela devrais passer. Je découvris alors le paysage qui m'entourais, et cela me fit plus de mal que je ne l'aurais pensé. Tout était fade, sans vie. Une ville en ruine, il n'y avait pas d'autre mot pour décrire l'endroit où je me trouvais.

Le plus important était de trouver un endroit tranquille, où je pourrais m'installer sans gêner personne. Je repris donc le chemin vers une direction inconnue, ce qui me semblait être le mieux. Après 15 bonnes minutes de marche, j'arrivais à un nouvel endroit où de vieux trains étaient stationnés. Si je n'étais pas dans cet état et à moitié pommer je me serai surement émerveiller pour ces vieux trains abandonner qui devaient dater de l'an 2000. Mais les circonstances ne me le permettaient pas. Je commençais à m'épuiser, je décidais alors de rentrer dans un wagon qui me semblait à l'abri des regards.

Mais en entrant je découvris que je n'étais pas seul à avoir découvert cet endroit. Une masse de cheveux se cacher derrière des fauteuils...

« - Veuillez m'excuser je pensais qu'il n'y avait personne ! »
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Mitsuko Kokia

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MessageSujet: Re: On n'est jamais vraiment seul [Eléonora et Nameless]   Ven 21 Mar - 21:54

Mon visage sortit un peu plus de sa cachette à l’entente d’une voix féminine. Ça pouvait être une erreur de se croire à l’abri simplement parce que la personne qui était là était une femme mais, par réflexe, je voulus analyser la situation. Elle avait un joli visage et de jolis cheveux d’une couleur peu ordinaire. Son expression ne semblait pas être celle d’une personne malfaisante. Je ne m’attardais néanmoins pas sur cela et regardais si elle avait une arme. Si c’était le cas, elle ne me sauta pas directement aux yeux et je poussais un soupir de soulagement. J’aurai sans doute engagé la conversation si j’en avais été capable. Vu mon état il faudrait se contenter de signe. Je sortais doucement de ma cachette, les mains levées en les remuant doucement pour tenter de lui faire comprendre que je ne cherchais pas à l’ennuyer ou à être ennuyée.

Je la regardais encore et encore et me finis par me fier à mon instinct. Si elle avait voulu me tuer ou me martyriser ce serait déjà fait, c’était assez rare à Din qu’on procède de manière sournoise surtout avec la proie facile que je représentais. Je pris donc la décision de retourner doucement m’asseoir sur la banquette, la regarda puis tapota deux fois la partie libre du siège afin de l’inviter à prendre place. Etant donné le genre de personnes qui traînaient dans le coin ça ne pouvait pas me faire du mal d’être accompagnée même d’une parfaite étrangère. Et ma peur s’était envolée : je ressentais comme des bonnes ondes venant de cette femme. D’ailleurs je remarquais sans grande surprise qu’elle avait des blessures, marque d’éventuelles mésaventures. Cela dit elle semblait bien plus à l’épreuve de l’adversité que je ne l’étais.

Ah qu’est-ce que j’aurai donné pour retrouver ma voix. Au moins aurais-je pu au moins la saluer ou parler de tout et de rien, ce qui met généralement les gens plus à l’aise. Est-ce que j’allais créer un malaise à ne rien pouvoir jamais lui répondre ? Celui que ça embêtera encore plus sera Bakura. Lui j’étais certain qu’il ne savait pas lire donc je ne pourrai rien lui écrire et il était tellement bête qu’il ne comprendrait jamais mes mimes… Mais ce n’était pas le moment opportun pour penser à cela. Cette femme savait peut-être lire, elle ? Drôle d’idée, très peu de personnes de Din le savaient. Moi-même je ne savais écrire que quelques mots approximativement. Le bon côté c’est que je pouvais me faire comprendre par des petits dessins… Peut-être. Rapidement je sortis une petite ardoise et une craie que m’avait donné Gabriel et noté maladroitement dessus : « BONJOUR ». Cet mot là était basique dont j'en connaissais l'orthographe. J'avais bien appris des choses avec Madame Delorsi à l'époque où j'avais vécu clandestinement à Wan. Je tentais de montrer l'ardoise à la jeune femme, espérant qu’elle sache lire ET qu’elle sache déchiffrer mon écriture un peu tremblante.

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MessageSujet: Re: On n'est jamais vraiment seul [Eléonora et Nameless]   Sam 29 Mar - 18:34

La personne en question qui se cachais derrière là, était en faite une jeune fille. Elle avait l'air un peu peureux de par son regard perdu, mais elle fut moins inquiète lorsqu'elle eu fini de m'analyser. Apparemment, je n'avais pas l'air dangereuse, je ne savais pas si c'était bon signe ou non dans ce genre d'endroit, mais au moins, cette jeune fille avais l'air sympathique.

Elle secoua ses bras, mais je ne compris pas vraiment pourquoi. Elle était couverte de blessure et semblais avoir du mal à bouger, peut être que ces signes voulaient dire qu'elle avait mal ... Il est vrai que comparer à elle, je n'avais que quelque égratignure. Elle désigna la banquette pour que puisse m'asseoir à ces côtés, ce que je fis un peu hésitante.

A près tous, même avec son petit air d'ange je ne la connaissais pas du tout. Mes grands parent ne mon pas beaucoup parler de DIN, mais les gens autour de moi n'en disait pas forcement du bien. J'ai souvent entendu dire que c'était un endroit où personne ne souhaitez aller, ce que je comprenais tout à fait maintenant, ou les gens sont sournois, sans scrupule et vous agresse sans raison apparente. Ce petit rappel ne me rassura pas vraiment, mais pour l'instant rien d'anormale ne se passa.

Elle ne parlait pas, aussi je me demandais si les gens de DIN avaient appris à parler. Le médecin lui savait parfaitement parler, mais peut-être qu'il été une exception. Je continuais à me poser des questions jusqu'à ce que la jeune fille ne brandisse une pancarte avec écrit « BONJOUR ». Les lettres étaient un peu tremblante mais, je reconnus ce qu'il été écrit déçu. Alors peut être avait-elle simplement perdu sa voix. Le mieux était déjà d'essayer d'apprendre à la connaitre en espèrent qu'elle sache écrire autre chose.

- Euh ... Bonjour, je m'appelle Eléonora. Et toi ?

Peut être serait elle m'apprendre des choses utiles pour rester en vie dans cette ville. C'était la première fois que je me retrouvais dans cette situation. Je ne savais même pas ou et comment trouver de la nourriture ou encore de l'eau potable, s'il y en avait.
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MessageSujet: Re: On n'est jamais vraiment seul [Eléonora et Nameless]   Sam 29 Mar - 18:49

Spoiler:
 

Combien y en avait-il ?

Des étoiles.

Tous ces astres, ces boules de gaz incandescentes, gigantesques sphères de lumière plasmique flottant dans le vide glacial de l’espace à plusieurs milliards de kilomètre de la Terre ? Semblable à d’immenses bulles d’hydrogène pourtant si petites dans l’immensité de l’univers, brillant à travers la nuit ; lueurs lointaines peut être nées des rêves et des espoirs d’un dieu endormi. Combien étaient-elles à se former dans les nébuleuses puis à venir graviter quelque part là-haut, dans le ciel ? A brûler doucement mais inexorablement leur propre matière, à se s’auto-consumer pour enfin s’effondrer sur elle-même, leur énergie devenant insuffisante pour supporter leur propre masse, et finir comme un cadavre stellaire peut être dans une magnifique Super Nova ? Il n’avait jamais eut la chance d’en voir une. Mais tout portait à croire qu’il pourrait en voir … une infinité. Même les étoiles avaient la chance de ne pas être immortel.

Combien de cadavres stellaires gravitaient au dessus de sa tête ?

La créature arpentait en cette nuit douce et calme les restes d’un cite humain, parmi la poussière et les épaves, dans un lieu semblant prisonnier du temps. Enfermé dans un passé lointain. Tel un spectre silencieux il flottait sur le sol, les loques qui formaient sa bure ondulaient lentement au gré de la brise nocturne. Il semblait évoluer là, sans but, faisant parti intégrante de ce monde mort. Tel un esprit errant, sans espoirs de salut, retenu prisonnier dans une autre dimension loin de toute chaleur. Il percevait le monde de ses sens malades mieux que n’importe quel être « naturel ». Il sentait les effluves nauséabondes des humains s’adonnant au « plaisir de la chair », quelque part dans un coin sombre, leur sueur, les humeurs, leur semence. Il percevait les sons, les rires gras et les odeurs acides de leur nourriture infecte, et de leurs boissons alcoolisées, il pouvait même « goûter » à distance leurs haleines fétides aux relents soufrés de nourriture à moitié digéré. Il pouvait entendre le clapotis caractéristique d’un homme saoul en train d’uriner sur un mur sale, comme un animal qui marquerait son territoire.

Cela ne le dégouttait pas spécialement. A ces yeux les humains ne valait pas plus que des animaux. Ils étaient de la chair à mutiler et dévorer. Il lui serait bien mal avisé de critiquer la biologie écœurante des vivants, quand lui n’était qu’un tas de viande en état de décomposition avancé. Les odeurs, les humeurs, le souffre, tout ceci était monnaie courante chez lui. Non, ce qui le dégouttait en revanche c’était … Leur ignorance. Leur indolence. Leur stupidité sans bornes, la mesquinerie de leur « petits plaisirs », l’inconscience de la chance qu’ils avaient. Sans qu’il veuille vraiment se l’admettre, ce qui le dégouttait, plus encore que leur culpabilité envers la naissance du monstre qu’il est, c’était … leur chance. Ils étaient capables de trouver du plaisir dans si peu, capables de rire et de jouir de la vie même dans les pires moments. Ils pouvaient dormir sereinement sur leurs deux oreilles, qu’importe si le soleil se lève demain ou non. Ils pouvaient rêver, s’évader dans leur inconscient et se laisser bercer dans les bras de Morphée. Et par-dessus tout … Il pouvait mourir. Et ces bêtes ne se rendaient même pas compte de la chance qu’ils avaient …

La créature émit un gargouillis immonde semblable à un grognement à cette pensée. Oui il pouvait encore cueillir la vie et ignorer la mort aujourd’hui … Mais cela ne durerait plus bien longtemps. Après tout, dans un monde peuplé d’hommes sans valeurs, d’imbéciles heureux qui se prélassent dans leur bonheur illusoire, pourquoi serait-il le seul à souffrir ?

Il n’était pas sorti de ses égouts sans raison. Nameless avait faim. La nourriture se faisait rare à présent sur son territoire : les humains craignaient de s’y aventurer, de peur de croiser la « Mort Jaune » ou le « Nécros » comme ils l’avaient surnommé. Ses exactions avaient laissé des marques, et peu de monde osait maintenant traversait les égouts de Din. Alors il était forcé de partir chasser, attendant que la nuit tombe pour ne pas laisser son corps exposé à la lumière du jour. Tel un prédateur malveillant rodant d’ombre en ombre en quête d’un repas, il évoluait lentement à la recherche d’humains isolés ou peu prudents à se mettre sous la dent. Bien sur, il avait des pulsions à calmé avant, il ne faisait pas que tuer. Il s’amusait avec eux, cela donnait un peu de gout à sa vie bien morne autrement.

Toutefois, il n’était pas un meurtrier aveugle – bien qu’il soit difficile de parler de meurtrier pour une créature cherchant simplement à se nourrir – il ne « jouait » avec sa nourriture que si celle-ci s’y prêtait. Il ne torturait pas les enfants par exemple. Il n’avait pas de remord à les tuer bien sur, mais ne tirer aucune satisfaction de leurs souffrances : ils n’étaient que des êtres encore innocents, n’étant aucunement coupable de la détresse du monde. Certains autres êtres humains pourraient se vanter de ne pas attiser sa haine, que cela soit de par leurs caractères, leurs manières d’être ou bien leurs principes, mais ils restaient rare : Nameless haïssait profondément l’immense majorité de l’Humanité, et surtout les habitant de la ville d’en haut. Wan … Son berceau … Là où son existence absurde avait commencé. Plus que tout autre représentant de leur race, les Wannais étaient ceux qu’il détestait le plus, et il s’était juré il y a bien longtemps de provoquer leur chute à tous et de les faire brûler dans les flammes jusqu’au dernier.

Il émit un nouveau gargouillis, mais celui-ci sonnait d’avantage comme de la joie malsaine, de l’envie.

Le « monstre » arriva près d’un wagon abandonné, un peu en retrait par rapport au campement humain, contournant ainsi ce dernier. Son ventre gargouillait alors qu’il pensait à la chair qu’il pourrait bientôt ingérer, et son sang commençait à chauffer alors que la bête sommeillant en lui  s’éveillait doucement, attirée par le festin qui se préparait. Sa mains griffus se posa sur le rebord de la porte, il continua de progresser, son « visage » encapuchonné recouvert de bandage et plongé dans l’obscurité restait tournée vers le regroupement humain, salivant à l’avance du repas, son souffle rauque et chaud, sa respiration difficile et douloureuse.

Soudain, un bruit attira son attention, sa tête se tourna brusquement vers l’intérieur du wagon qu’il croyait délaissé, y découvrant par là même une jeune femme semblant mal en point et une fille plus chétive sur une banquette. Pendant une seconde, il ne bougea plus, à l’affut. Le temps sembla se figer.
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MessageSujet: Re: On n'est jamais vraiment seul [Eléonora et Nameless]   Dim 30 Mar - 19:40

Eléonora, ce prénom était mélodieux : cette jeune femme le portait bien. Elle me demanda mon prénom après s’être présentée. Ca et le fait qu’elle ait pris place à mes côtés me rassura sur le fait qu’elle n’était pas une personne hostile sinon elle n’aurait pas pris la peine de me répondre. Les agresseurs n’aimaient en général pas perdre leur temps. Toujours était-il que je me devais de lui répondre. Je pris l’ardoise, effaça le mot « bonjour » et y marqua « Mitsuko » avec le plus de minutie possible. Je le montrais en adressant un petit sourire à la jeune femme avant d’apercevoir dans  le coin de ma vision quelque chose qui n’était pas là jusqu’alors. Etait-ce juste le fruit de mon imagination ? Il n’y avait qu’un moyen d’en être certaine. Avec courage je fis l’effort de détourner mon regard du visage de ma voisine pour comprendre que je ne rêvais pas. Il y avait à quelques pas de nous une personne encapuchonnée. Cette silhouette-là m’inspirait un immense effroi. Pourquoi ? Peut-être était-ce déjà le fait de voir une personne qui cachait son apparence ? Généralement les personnes portant des capes y cachaient des armes ou autres ustensiles. Et puis il semblait avoir des bandages… S’était-il/elle déjà battu(e)  avec quelqu’un ? Finalement ça pouvait être une simple personne qui avait été maltraitée comme moi ?

Non, quelque chose écarta de mes pensées cette hypothèse : sans doute cette main griffue ou l’odeur nauséabonde  émanant de cette personne. En fait ça faisait pas mal d’avertissements qui me disait que je ferai mieux de rapidement prendre la poudre d’escampette.

Mon regard se tourna aussitôt vers la seule autre porte du wagon qui était encombrée par des tas de déchets. Ca semblait mal parti. Il faudrait quelques temps pour la dégager et si cette chose attaquait rapidement je mourrai bien avant d’ouvrir cette porte. Je n’étais plus du tout rassurée par la situation. Je ne pouvais crier ou murmurer quoi que ce soit à celle qui m’accompagnait aussi fis-je ce que je pouvais.

Mes petites mains agrippèrent le bras d’Eléonora tandis que mon regard terrorisé lui désignait avec insistance ce que je venais de voir. Je me voyais mal nous sortir de là mais peut-être que cette femme était plus à l’aise dans l’adversité que je ne l’étais. Elle aurait peut-être une solution toute simple. A moins qu’elle était de mèche avec cette chose ? Non… J’imaginais mal l’association d’une personne aussi effrayante avec cette femme qui semblait si gentille.

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MessageSujet: Re: On n'est jamais vraiment seul [Eléonora et Nameless]   Dim 4 Mai - 10:06

Le jeune fille effaça sont ardoise pour y inscrire dessus le plus délicatement " Mistuko ",c'était un prénom peu commun de nos jour mais qui n'en rester pas moins jolie. Elle paraissait rassurer de me voir à ses coter, ce qui me soulagea. Je ne savais pas vraiment a quoi je ressemblais, mais je ne voulais pas que mon apparence l'effraie. Rencontrer une personne aussi gentille et agréable devait être très rare et je me sentais chanceuse de l'avoir aussi à mes coter, dans ce nouveau monde que je ne connaissais pas. Finalement , l'image que je m'étais toujours faite sur Din était jusqu'ici totalement fausser.

La jeune fille ne me regarder plus , mais quelque chose d'autre avais attirée sont attention, elle n'avait d'ailleurs l'air pas très rassurée... Me retournant pour voir de plus près ce qui l'effrayait tant, je compris tout de suite en voyant cette apparence. Un homme... Non ce n'étais pas un homme, ses doigts été crochu, il portait sur lui une odeur pourrie , l'odeur de la mort, ont ne voyaient pas son visage sous cette capuche mais ont pouvais imaginer l'horreur qui si cacher.

Ma seul réaction fut de me lever et d'attraper le seul objet capable de nous protéger un tant sois peu : Une barre de fer. Me Mettant devant Mitsuko, afin d'essayer de la protéger, mais dans l'état où j'étais, je n'étais pas sûr que cela servirai à grand-chose.

-Restais bien derrière moi.

J'essayais de voir à quoi ressembler cette " chose " mais c'était indescriptible ,je n'avais jamais vue cela auparavant. De telle chose n'existais pas à Wan.

-Qui êtes vous ?! Que voulez vous ?!
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